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low - 1 (21)

tableau # 18


Nous ferons des siestes de plein-champ comme il y a des pommes de plein-vent, et pour cela nous choisirons avec soin les champs qui recèlent suffisamment de creux et de bosses pour se faire un lit d’appoint d’une simple dépression dans le terrain. Nous apprendrons alors à reconnaître le creux susceptible d’accueillir un corps, le nôtre, à proximité d’autres vivants qui nous aideront sans le savoir à trouver l’abandon nécessaire. En avril une marmotte pourra très bien faire l’affaire. Nous observerons un moment ses longues immobilités suivis de déplacements rapides entre les roches, sur un territoire qu’elle retrouvera avec une excitation aussi visible que compréhensible après la longue nuit des cavités souterraines, puis nous nous mettrons en boule et dès que nous sentirons le sommeil nous gagner, nous nous laisserons gagner.

Au réveil nous sentirons cette chose étrange qui suit le réveil parfois, la sensation d’infuser dans un ensemble si grand, si étrange, et notre regard en sera éclairci.

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